oct
23
2008
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La haine de classe justifiée par l’insupportable arrogance du riche opposée à l’insondable misère du loqueteux, n’a nul besoin de théorie révolutionnaire pour accoucher d’une violence que la persistance et l’aggravation probable de la crise peuvent rendre dévastatrice.Extrait de : Le désespéré de Léon Blois (1846-1917) « Hier soir un, un millionnaire crétin, qui ne secourut jamais personne, a perdu mille louis au cercle, au moment même où quarante pauvres filles que cet argent eût sauvées tombaient de faim dans l’irrémédiable vortex du putanat ; et la délicieuse vicomtesse que tout paris connaît si bien a exhibé ses tétons les plus authentiques dans une robe couleur de la quatrième lune de Jupiter, dont le prix aurait nourri, pendant un mois, quatre-vingts vieillards et cent vingt enfant. Tant que ces choses là seront vues sous la coupole des impassibles constellations, et racontées avec attendrissement par la gueusaille des journaux , il y aura – en dépit de tous les bavardages ressassés et de toutes les exhortations salopes – une gifle absolue sur la face de la Justice, et – dans les âmes dépossédées de l’espérance d’une vie future – un besoin toujours grandissant d’écrabouiller le genre humain. » Le désespéré de Léon Blois (1846-1917) Ca ne vous rappelle rien…j’ai comme l’impression qu’on y est, pareil, 100 ans après. Bizarre, non ! Le tout est de savoir si, nous, le peuple, la plèbe, les loqueteux, les miséreux…allons, encore, attendre 100 ans. Source : http://www.politis.fr/La-corbeille,4672.html Bloc-Notes de Bernard Langlois. |
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