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Sauveterre de Guyenne - Le Ptit Sauveterrien

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Ecrit par Patrick   
PESTICIDES OU LA QUAND PESTE DECIDEPESTICIDES OU QUAND LA PESTE DECIDE

Que sont donc les pesticides ? Un pesticide est composé d'un principe actif d'origine naturelle ou synthétique . Ils sont dangereux et toxiques ( INRA et ministère ) même s’ils sont définis comme :
« des produits utilisés pour combattre les ennemis des plantes et des cultures »
tout en reconnaissant que leur utilisation n’est pas sans risques et nous « encourage à être un utilisateur averti et responsable ».
 
3 principales catégories les distinguent :

les herbicides, les insecticides et les fongicides ( maladies cryptogamiques ( champignons ) ).
Ces produits se définissent comme indispensables dans le cadre de la culture intensive par opposition à la culture biologique dont la certification interdit leur emploi.
Voici donc les avantages vantés et soutenus par les lobbies de l’industrie agro-chimique et alimentaire, et relayés par les pouvoirs publics : préserver les cultures, garantir la production d’aliments de qualité, conservation accrue des aliments, augmentation des rendements.
En 2004, la France a utilisée 76105 tonnes de substances actives et se place au 3ème rang mondial de leur consommation.
Plus particulièrement, la culture de la vigne concerne, à l’échelle nationale, 3% de la surface agricole utile pour 20% de la consommation totale des pesticides.

Bien qu’indispensables et merveilleux, ces produits ne sont pas sans inconvénients :

La contamination avérée du sol, de l’eau, de l’air et des aliments.

Les trois études suivantes sont éloquentes :
- la commission européenne chargée de la surveillance des résidus a révélé pour la France, en 1999, un dépassement des limites autorisées pour 8,3% des aliments concernés.
- D’après l’Institut Français de l’environnement (IFEN) on trouve des résidus de pesticides dans 96% des eaux superficielles et dans 61% des eaux souterraines en France ( 2006 ).
- Fin juin 2007, une étude d’AirParif révèle, dans l’air respiré par les franciliens, la présence d’une vingtaine de pesticides d’usage agricole ou jardinier dont le lindane une molécule interdite en usage agricole depuis 1998.

Toxicité analysée, constatée et suspectée.

Il ressort de la part de différents organismes ( INRA, Cemagref, etc. ) , observateurs, scientifiques, qu’il n’est pas encore prouvé ( qui pratique l’obscurantisme ? ) que ces produits sont inoffensifs pour notre santé, qu’ils sont par définition toxiques même à très faible dose et ont donc nécessairement des effets sur les organismes et les écosystèmes.
Une étude menée par la MSA a révélé que l’exposition aux pesticides pendant plus de 15 ans multipliait par 1.9 le risque de la maladie de Parkinson. ( reconnaissance de maladie professionnelle, MSA ). Alzheimer est aussi citée. Différents cancers ( des résultats attendus pour 2009 ), troubles neurologiques, troubles de la reproduction ( fertilité ) et du développement du fœtus sont suspectés et en cours d’études. Quid de l’exposition des ouvriers agricoles ?

A ce jour en Europe 92 substances actives pesticides sont classées cancérigènes possibles ou probable soit par l’UE ou l’Agence de Protection de l’Environnement des Etats Unis (US-EPA) (9). D’après Robert Bellé, président de la Société Française de biologie, « l’herbicide le plus répandu ( glyphosate dans le round up ) en occident est hautement cancérigène « .

Intoxication ponctuelle et intoxication chronique ( exposition prolongée à faible dose ).

Biodiversité

La toxicité des pesticides a des effets connus sur la biodiversité ( INRA ), notamment une sensible réduction d’effectifs dans la faune des oiseaux, des abeilles, etc. Ne parlons pas de l’appauvrissement des sols.

Phénomènes de résistance

Avec le constat de phénomènes de résistances qui réduisent l’efficacité des produits, l’INRA développe de nombreuses études qui concernent toutes les cultures.

Le coût

Ces produits ont un coût élevé et, il faut bien le signaler, ne représentent pas une réelle économie face à l’agriculture biologique.

En conclusion, il serait temps d’animer un débat citoyen et contradictoire confisqué par les lobbies et + particulièrement par de puissantes entreprises dont les seules motivations sont le monopole de l’alimentation mondiale ( un enjeu pour nourrir + de 6 milliards de personnes ) ainsi que les méga-profits exigés par la finance actionnariale.