La crise financière internationale valide une fois de plus la justesse des analyses qui ont fait naître Attac autour du mot d'ordre "désarmons les marchés financiers".
Celle-ci démontre une fois de trop que le diktat des marchés financiers ne peut plus durer et qu'il est urgent de retrouver la maîtrise de notre avenir.
C'est le sens de la pétition européenne "Spéculation et crises : ça suffit !" (http://www.stop-finance.org) qui a été lancée la semaine dernière à l'appel de plusieurs économistes européens, dont de nombreux membres des conseils scientifiques des Attac d'Europe, pour demander l'abrogation de la liberté de circulation des capitaux au sein de l'Union européenne.
article publié le 21/03/2008 auteur-e(s) : Attac France
Les réformes des retraites : un résultat catastrophique
1993 : réforme Balladur, contre les salariés du privé.
1996 : accords sur les retraites complémentaires.
2003 : réforme Fillon, contre les fonctionnaires et les salariés du privé.
2007 : alignement des régimes spéciaux.
Toutes ces réformes ont un point commun : faire baisser chaque année le niveau des retraites. La diminution est déjà de plus de 20 %, notamment à cause du calcul de la retraite sur la base des 25 meilleures années pour les salariés du privé et de l’indexation sur les prix et non plus sur les salaires. Nous assistons progressivement au retour de la pauvreté chez les personnes âgées. Les femmes sont les plus touchées, parce qu’elles sont particulièrement victimes de carrières incomplètes, interrompues au moment des maternités et de l'éducation des enfants. Et le gouvernement annonce qu'il veut continuer !
Par Jean-Paul Delahaye, Professeur associé à l’Université Paris 5.
La morale, l’instituteur et le curé : une vieille histoire qu’il ne faut pas oublier…
L’enseignement de la morale était au coeur des discussions parlementaires au moment du vote de la loi sur l’obligation et la laïcité de l’instruction primaire (mars 1882). Il n’est sans doute pas inutile de se souvenir aujourd’hui des questions qui se posaient alors. Est-il possible que République fasse enseigner une morale indépendante qui soit aussi solide et efficace que celle soumise aux dogmes religieux ? L’instituteur peut-il faire aussi bien que les curés pour donner aux enfants la notion du bien et du mal ?